Médicament en développement

Masitinib

IMMUNO-RÉGULATION CIBLÉE

Une approche conçue pour réguler au plus juste les cellules impliquées dans la réponse immunitaire et accompagner le développement de traitements dans quatre indications prioritaires.

PROGRAMMES CLINIQUES

4

indications en cours de développement

3 études de phase 3 à initier1 étude de phase 1 à initier

Présentation générale

Une molécule au cœur de l’immuno-régulation

Le masitinib est la molécule d’AB Science la plus avancée. Il appartient à une famille de médicaments appelés inhibiteurs de kinases, des molécules qui bloquent certains signaux internes aux cellules. Il vise en particulier deux types de cellules du système immunitaire inné, les mastocytes et la microglie, dont l’activation anormale entretient l’inflammation dans différentes maladies.

MÉCANISME D’ACTION DU MASITINIB

Réguler le « nettoyage » du système immunitaire

Notre système immunitaire comprend des cellules qui détruisent les intrus, puis des cellules qui assurent le nettoyage des intrus détruits. Ces dernières appartiennent à la famille des macrophages.

Deux types de cellules sont en cause : les mastocytes, présents dans l’ensemble du corps, notamment le long des vaisseaux et du tube digestif, et les cellules microgliales, cellules immunitaires résidentes du cerveau. Lorsque le système immunitaire s’emballe, la réaction de nettoyage devient excessive et produit trop de mastocytes et/ou de cellules microgliales.

Leur présence excessive peut générer plus de mal que de bien. L’immuno-régulation consiste à agir en amont pour limiter le nombre de cellules « nettoyeuses » au plus juste nécessaire.

Illustration du rôle des mastocytes et microglies et de leur régulation par le masitinib
De l’équilibre au désordre, puis à la régulation.

01

Une quantité normale

Une quantité normale de cellules mastocytes et/ou microglies permet de faire correctement le ménage des déchets résultant de l’action de notre système immunitaire.

02

Une quantité excessive

Une quantité anormalement élevée de mastocytes et/ou de cellules microgliales ne permet pas de faire correctement le ménage des déchets résultant de l’action de notre système immunitaire… et génère un désordre : une inflammation qui se propage partout, à l’image de la poussière qui rend notre système immunitaire inopérant.

03

La régulation par le masitinib

Le masitinib cible les mastocytes et les cellules microgliales. L’hypothèse évaluée en phase 3 est qu’en réduisant l’excès de ces cellules, il ralentisse la progression de la maladie.

MÉCANISMES D’ACTION PAR INDICATION

Une action innovante pour chaque indication

Régulation de l’inflammation

La neuroinflammation joue un rôle important dans les troubles neurodégénératifs tels que la sclérose en plaques, la maladie de Charcot et la maladie d’Alzheimer. Le masitinib cible précisément ces deux types de cellules, qui jouent un rôle clé dans la modulation de ce processus de neuroinflammation. L’activité pro-inflammatoire de ces cellules peut agir comme un catalyseur dans le processus neurodégénératif, ce qui suggère qu’il pourrait être crucial de s’attaquer à leur rôle néfaste dans le traitement de ces maladies. Le masitinib agit donc sur plusieurs indications par un mécanisme anti-inflammatoire.


Maladie d’Alzheimer

Mécanisme d’action

Dans la maladie d’Alzheimer, les cellules du cerveau communiquent de moins en moins bien, puis finissent par mourir. Les points de contact entre neurones, les synapses, sont parmi les premiers éléments touchés, et leur perte accompagne le déclin de la mémoire. Autour d’eux, la microglie et les mastocytes s’activent et entretiennent une inflammation qui aggrave ces dégâts. La plupart des médicaments développés dans cette maladie s’attaquent aux dépôts de protéines anormales. Le masitinib suit une piste innovante : il agit sur ces cellules immunitaires du cerveau afin de calmer l’inflammation et de préserver les synapses.

Données précliniques : dans des modèles animaux, le masitinib a permis de restaurer des performances d’apprentissage et de faire remonter les marqueurs de bonne santé des synapses.

Stade de développement

Phase 3 à initier

Résultats cliniques obtenus

Le masitinib a ralenti la détérioration des fonctions cognitives chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec même une amélioration des fonctions au cours de la période de traitement de 24 semaines pour les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer légère.

Source : communiqué AB Science

Maladie de Charcot

Mécanisme d’action

Dans la maladie de Charcot, ou sclérose latérale amyotrophique (SLA), les motoneurones, ces cellules nerveuses qui commandent les muscles, dégénèrent progressivement. Autour d’eux, des cellules du système immunitaire s’activent de façon anormale et entretiennent une inflammation qui accélère cette dégénérescence. Deux familles de cellules sont particulièrement en cause : la microglie, qui réside dans le cerveau et la moelle épinière, et les mastocytes, que l’on retrouve le long des nerfs et jusque dans les muscles. Le masitinib agit en bloquant des enzymes appelées kinases (principalement CSF-1R et c-Kit) qui commandent la multiplication et l’activation de ces cellules. En les remettant sous contrôle, il vise à réduire l’inflammation autour des motoneurones et à préserver plus longtemps la connexion entre le nerf et le muscle. Son originalité est donc d’agir à la fois dans le système nerveux central et en périphérie.

Stade de développement

Phase 3 à initier

Résultats cliniques obtenus

Parmi les survivants à long terme traités par masitinib, la survie globale médiane était de 121 mois, contre 42 mois prévus par le modèle ENCALS, ce qui représente un gain de survie médiane résiduelle de 79 mois

Source : communiqué AB Science

Formes progressives de la sclérose en plaques

Mécanisme d’action

La sclérose en plaques se décline sous deux formes principales : la forme récurrente rémittente, caractérisée par des poussées de la maladie, et la forme progressive, caractérisée par une aggravation constante et régulière des symptômes de la maladie, sans poussée distincte ou période de restauration.

Dans la sclérose en plaques, la gaine qui entoure et protège les fibres nerveuses, appelée myéline, s’abîme et l’influx nerveux circule moins bien. Dans les formes progressives, le handicap s’installe lentement et de façon continue, sans les poussées caractéristiques des formes récurrentes. Les traitements existants agissent surtout sur le système immunitaire dit adaptatif, celui des lymphocytes, ce qui explique en partie leur efficacité limitée sur ces formes. Le masitinib emprunte une autre voie : il cible le système immunitaire inné, présent en permanence dans le système nerveux, en particulier la microglie et les macrophages, ainsi que les mastocytes. En freinant l’activation de ces cellules, il cherche à réduire l’inflammation qui use progressivement les fibres nerveuses et à ralentir l’installation du handicap.

Stade de développement

Phase 3 à initier

Résultats cliniques obtenus

Le masitinib a réduit la progression du handicap de 37% (progression confirmée à 3 mois). Le masitinib a significativement réduit le risque d’atteindre un niveau de handicap suffisamment sévère pour que les patients aient à se déplacer en chaise roulante.

Source : communiqué AB Science (en anglais)

Drépanocytose

Mécanisme d’action

La drépanocytose est une maladie génétique du globule rouge. L’hémoglobine anormale qu’il contient se rigidifie, le globule se déforme et circule mal dans les petits vaisseaux. Ces obstructions, appelées crises vaso-occlusives, provoquent des douleurs intenses et peuvent abîmer les organes. On sait aujourd’hui que ce blocage n’est pas seulement mécanique : l’inflammation y joue un rôle actif, et les mastocytes, présents dans la paroi des vaisseaux, en sont l’un des moteurs. C’est là qu’intervient le masitinib, qui bloque les kinases commandant l’activation de ces cellules. L’objectif n’est pas de corriger l’hémoglobine anormale, mais de désamorcer la réaction inflammatoire qui transforme la déformation des globules rouges en crise douloureuse.

Stade de développement

Phase 1 à initier

INDICATIONS EN COURS DE DÉVELOPPEMENT

Le statut actuel des programmes

Molécule Aire thérapeutique Indication Stade de développement
masitinib Maladie neurodégénérative Maladie d’Alzheimer
Phase 3 à initier
masitinib Maladie neurodégénérative Maladie de Charcot
Phase 3 à initier
masitinib Maladie neurodégénérative Formes progressives de la sclérose en plaques
Phase 3 à initier
masitinib Maladie du sang Drépanocytose
Phase 1 à initier

Consulter le pipeline complet d’AB Science

DURÉE DE CHAQUE ÉTUDE

Des protocoles adaptés à chaque indication.


Maladie d’Alzheimer

24

semaines

Maladie de Charcot

48

semaines

Formes progressives de la sclérose en plaques

96

semaines

Drépanocytose

12

semaines

POPULATION CONCERNÉE — ESTIMATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE

Ampleur des besoins

Maladie d’Alzheimer

5 millions

de patients — Europe + États-Unis


Maladie de Charcot

50 000

patients — Europe + États-Unis


Formes progressives de la sclérose en plaques

500 000

patients — Europe + États-Unis


Drépanocytose

130 000*

patients — Europe + États-Unis

* 80 000 pour le continent africain

POTENTIEL DE MARCHÉ — ESTIMATION PAR INDICATION

Potentiel de marché estimé

Maladie d’Alzheimer

environ 8

milliards d’euros — Europe + États-Unis


Maladie de Charcot

environ 1,5

milliard d’euros — Europe + États-Unis


Formes progressives de la sclérose en plaques

environ 5

milliards d’euros — Europe + États-Unis


Drépanocytose

environ 2,5

milliards d’euros — Europe + États-Unis

Estimations communiquées par AB Science.